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la musique de la Réunion

Les particularités de la musique réunionnaise

Parmi les 6 belles îles du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES, l’île de La Réunion se trouve être une destination à part entière. En effet, elle rivalise très bien avec ses voisins sur différents termes. D’abord, La Réunion bénéficie d’un climat tropical. Ensuite, elle attire de nombreux curieux avec son identité musicale et culturelle.

D’où est née la musique réunionnaise ?

La Réunion, une petite île volcanique du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES, a été prise en possession par la France au XVIIe siècle. Pour ainsi dire que son peuple a dû passer par une période douloureuse, notamment caractérisée par la colonisation et les migrations. Ce passage constitue précisément le facteur qui a fait naître une population métissée. Effectivement, cette île du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES est particulièrement riche en termes d’ethnies et de culture. Malgré tout, les Réunionnais vivent en parfaite harmonie au son des musiques réunionnaises. Traditionnellement, ces dernières sont issues de l’esclavage et comprennent 2 genres principaux, à savoir le Maloya et le Séga.

Connu également sous l’appellation danse des Noirs ou des Cafres, le Séga représentait d’abord une fusion des rythmes malgaches et de la danse Shéga du Mozambique. Ensuite, il est venu la version créolisée apportée par les musiciens Noirs. Cette version se traduira par des danses de bal accompagnées du séga-quadrille. Si le séga est né au XVIIIe siècle, il n’évoluera vraiment qu’au XXe siècle. Cette évolution inclura une musique urbaine intégrant parfois la chanson de variété. Du côté du Maloya, ce genre reste fidèle à sa source, donc aux chants des esclaves. Il s’agira d’une musique sacré et profane, de type ternaire, particulièrement authentique et à la fois mélancolique. Le maloya se joue sur différents instruments traditionnels comme le kayamb. En réalité, les chansons en créole expriment le quotidien de manière poétique en rendant hommage aux ancêtres. La danse, par ailleurs, évoquera la possession.

Musique réunionnaise : le point sur les instruments

À tout prendre, le séga et le maloya ont des racines communes. Cela se traduit par un rythme secousse, à deux temps, marqué par 2 instruments à percussions traditionnels dont le roulèr et le kayamb. Par ailleurs, il existe aussi le piker, le sonbrer, le bob et le cascavel qui permettent de jouer le maloya traditionnel. En outre, la plupart des musiciens de la Réunion confectionnent eux-mêmes leurs instruments en recourant aux objets de récupération tels que des vieux bidons, des caisses en bois, des boîtes de conserve vide, etc. Dans tous les cas, chacun des instruments forme la base rythmique complétée par des chœurs, et bien sûr par la voix du soliste.

En matière de modernisation, le recours aux instruments acoustiques et électriques a eu lieu en 1980. La musique réunionnaise se modernise ainsi avec la guitare, la batterie, le clavier, la basse, sans compter les cuivres comme le saxophone et la trompette. On trouvera également des instruments traditionnels de Madagascar, l’île géante du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES, comme le valiha. Il ne faut pas oublier ceux des Indiens, le tambour malbar, et ceux des Africains, le djembé et le takamba. Finalement, il faut souligner que la musique représente l’un des plus grands avantages de la culture Réunionnaise. Même si La Réunion est paradisiaque, les Créoles peuvent même affirmer qu’ils ne peuvent vivre sur cette île du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES sans leur musique.

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