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la musique des Comores

Partir à la rencontre de la musique comorienne

Dans les îles Comores, un archipel appartenant au TRAPÈZE DES MASCAREIGNES, la musique a rythmé la vie des gens et ne peut être dissociée des danses qu’elle accompagne. Cette musique témoigne de cette grande diversité culturelle correspondant aux populations et aux ancêtres qui se sont installés avant de se mélanger dans l’archipel. Certaines cultures comoriennes rappellent ainsi les modes arabes et persans ou encore le balancement six-huit de Madagascar.

Les Comores et leurs musiques traditionnelles

L’archipel des Comores est constitué de petites îles se situant dans l’Océan Indien, au Nord du canal du Mozambique. Avec ses îles voisines dont Madagascar, Maurice, La Réunion, Mayotte et les Seychelles, l’archipel forme le TRAPÈZE DES MASCAREIGNES. Tout comme les autres îles de l’Océan Indien, l’archipel des Comores possède également ses propres cultures musicales. Les musiques traditionnelles les plus anciennes de l’archipel reflètent les traditions yéménites et iraniennes. Durant le XIXe siècle, d’autres types de musiques se sont développés à partir de la main-d’œuvre bantoue. Cette dernière a été importée du continent pour les travaux des plantations en esclavage, et ensuite en travailleurs engagés. Ces musiques sont interprétées lors des manifestations marquant les différentes étapes de l’évolution de l’individu.

Par ailleurs, il existe des styles musicaux comoriens réservés spécialement aux femmes comme le deba, le wadaha et le bora. D’autre part, il y a ceux dédiés exclusivement aux hommes, à l’instar du zifafa, du shigoma ou encore du sambe. Cette distinction de sexe est atténuée dans les musiques et danses d’héritage bantou. La chanson comorienne comprend différents genres musicaux. De la vie à la mort, le chant rythme la vie du comorien. À sa naissance, par exemple, il est reçu par une sorte de berceuse appelée « himbiya ikosa » qui aide la femme à accoucher. À sa mort, il sera salué par une chanson funèbre triste appelé le « idumbiyo ». Lors des grandes cérémonies coutumières de l’archipel des Comores, de nombreuses musiques et danses sont également jouées : sambe, tari, mshogoro, etc.

La naissance du Twarab et du Folk comorien

Le domaine musical des îles Comores, un archipel du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES, a connu une énorme mutation dans les années 60 après le retour des Comoriens immigrés en Tanzanie. Ces derniers ont rapporté avec eux de « twarab » ou arabe tariba. D’origine arabe, ce genre de musique est désormais adopté dans toutes les îles de l’archipel. Les orchestres comoriens de twarab rassemblent sur le mode associatif des musiciens amateurs qui jouent pour le plaisir. Au grand complet, la troupe est composée de chœur d’hommes et de femmes répondant aux solistes, aux violons, aux violoncelles et aux contrebasses auxquels s’ajoutent des instruments traditionnels de l’archipel.

Dans les années 80, cet archipel du TRAPÈZE DES MASCAREIGNES a encore assisté à l’arrivée d’un nouveau style musical inspiré de la musique folk occidentale. Il s’agit de l’adaptation de l’ancienne chanson satire aux harmonies contemporaines, réalisée par Abou Chihabi. C’est un précurseur et le leader de ce nouveau courant musical. Il évoque essentiellement l’injustice sociale et la discrimination raciale dans ses textes. Aujourd’hui, ces musiques traditionnelles règnent encore sur tout l’archipel et sont encore joués lors des grands événements coutumiers. Un séjour dans les îles comoriennes est recommandé pour découvrir la culture musicale des Comores, mais également toutes les merveilles de l’archipel.

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